Pourquoi faire de l’éco-conception pour ses supports imprimés ?

Pourquoi faire de l’éco-conception pour ses supports imprimés ?

Brochures, catalogues, affiches, flyers, PLV… Les supports imprimés font partie intégrante de nombreuses stratégies de communication. Mais comme tout outil de communication, leur conception et leur fabrication ont un impact environnemental.

La bonne nouvelle ? Cet impact peut être réduit dès la conception du projet.

C’est tout le principe de l’éco-conception : réfléchir à chaque étape pour utiliser les ressources de manière plus raisonnée, tout en conservant un support efficace, esthétique et adapté à son usage.

Et contrairement aux idées reçues, éco-concevoir ne signifie pas forcément tout changer. Une succession de petits choix peut déjà faire une grande différence.

L’éco-conception print, c’est quoi exactement ?

L’éco-conception consiste à prendre en compte les impacts environnementaux d’un produit dès sa phase de création et tout au long de son cycle de vie.

Dans le print, cela signifie notamment se poser les bonnes questions avant même de lancer l’impression : quel papier choisir ? Quel format ? Quel grammage ? Les finitions sont-elles réellement nécessaires ? Combien d’exemplaires faut-il produire ? Quelle sera la durée de vie du support ?

L’objectif n’est donc pas d’imprimer moins à tout prix, mais d’imprimer mieux et de manière plus réfléchie.

Quelles étapes pour réussir son projet d’éco-conception ?

1. Bien choisir son papier

Le choix du papier est évidemment l’une des premières questions à se poser.

Papier recyclé ou papier issu de fibres vierges ? Il n’existe pas nécessairement une réponse unique valable pour tous les projets. Le choix dépend de l’utilisation du support, du rendu recherché, des contraintes techniques et de sa durée de vie.

Un papier recyclé permet de réutiliser des fibres déjà produites, de l’autre côté un papier en fibres vierges permet de répondre à des exigences techniques toujours plus hautes.

C’est notamment là qu’interviennent les certifications FSC® et PEFC. Elles permettent dans une majorité des cas d’identifier des papiers dont les fibres de bois proviennent de sources durables et contrôlées.

Très important : Un papier peut être 50%, 70% ou même 100% FSC ou PEFC. Nous recommandons de privilégier le 100% afin d’éviter certains papiers mélangeant des fibres PEFC/FSC avec d’autres d’origine inconnue.

Le bon réflexe ? Choisir son papier en fonction de son projet plutôt que par automatisme.

2. Optimiser le format pour limiter les chutes

Quelques centimètres peuvent parfois faire une grande différence ! Lors de la conception d’un support imprimé, son format influence directement la quantité de papier nécessaire à sa fabrication.

Privilégier des formats standards comme le A4, A3 ou A2, ou concevoir un format spécifiquement optimisé par rapport au format des feuilles d’impression, permet de mieux exploiter la matière et de limiter les chutes lors de la découpe.

Avant d’arrêter définitivement les dimensions d’une brochure, d’un dépliant ou d’une affiche, il peut donc être intéressant d’en parler avec son imprimeur.

Un format bien pensé = moins de matière perdue.

3. Choisir le bon grammage

Plus épais ne veut pas forcément dire mieux. Choisir un grammage adapté à l’utilisation réelle de son support permet d’éviter une consommation de matière inutile et surtout de limiter l’impact du transport suite à une surcharge inutile dans les camions.

Une brochure destinée à être consultée pendant quelques jours n’aura par exemple pas les mêmes besoins qu’un catalogue amené à être manipulé pendant plusieurs mois ou années.

L’objectif est de trouver le juste équilibre entre résistance, rendu, confort d’utilisation et quantité de matière utilisée.

Et parfois, passer d’un papier 300 g à un 250 g peut être totalement imperceptible à l’usage… tout en représentant une économie de matière à l’échelle de plusieurs milliers d’exemplaires.

Afin de vous guider dans le choix du bon support, notre équipe a fabriqué un nuancier regroupant les différents grammages sur les deux papiers principaux Offset et couché, votre commercial préféré se tient à votre disposition pour vous le déposer gracieusement en main propre.

4. Limiter les finitions… aux bonnes finitions

Dorure, pelliculage, vernis, … Les finitions permettent de sublimer un support imprimé. Mais sont-elles toutes indispensables ?

L’éco-conception invite justement à se poser la question.

Plutôt que d’accumuler les effets, mieux vaut conserver les finitions qui apportent une véritable valeur ajoutée au projet, que ce soit en termes d’esthétique, de protection ou d’utilisation.

Un pelliculage peut par exemple être pertinent pour protéger un document très manipulé. Sur un support éphémère, sa nécessité mérite davantage d’être questionnée. Aujourd’hui, il est encore trop souvent utilisé pour ses propriétés esthétiques au lieu de sa robustesse.

L’idée n’est donc pas de dire adieu aux belles finitions, mais simplement de les utiliser là où elles ont du sens.

5. Penser à la durée de vie de son support

Une affiche événementielle utilisée pendant trois jours et un présentoir destiné à rester plusieurs années n’ont évidemment pas les mêmes contraintes.

C’est pourquoi la durée de vie doit être prise en compte dès la conception.

Votre support est-il :

  • éphémère ?
  • durable ?
  • réutilisable ?
  • actualisable ?
  • intemporel ?

 

Cette réflexion permet d’adapter les matières, les finitions, la résistance ou encore la conception du produit à son utilisation réelle.

Pour une communication amenée à évoluer régulièrement, on peut par exemple imaginer un support durable dont seuls certains éléments sont remplacés. À l’inverse, pour une campagne très courte, privilégier une conception simple et légère peut être plus pertinent.

Prenons un exemple : Vous imprimez un catalogue chaque année. Dans la majorité des cas, nous vous recommandons une finition en dos carré collé pour sa meilleure tenue dans le temps. Cependant, nous proposons dorénavant une nouvelle reliure : le dos carré piqué.

Il garde l’aspect esthétique du dos carré collé mais vient supprimer la colle utilisée (perturbatrice de recyclage) afin de la remplacer par des agrafes. Une solution qui permet de mettre parfaitement à plat votre catalogue, très pratique lors des présentations commerciales.

Le petit plus, un budget allégé puisque nous fabriquons 4 fois plus vite un dos carré piqué qu’un dos carré collé (pas de temps de séchage).

Le meilleur support n’est pas forcément celui qui dure le plus longtemps : c’est celui dont la durée de vie correspond à son véritable usage.

6. Mesurer pour mieux décider

Éco-concevoir, c’est aussi pouvoir comparer différentes solutions.

Chez Loire Impression, nous pouvons notamment estimer les émissions de CO₂ liées à l’impression et à la fabrication d’une campagne print.

Cette estimation permet de mieux comprendre l’impact d’un projet et surtout d’identifier les leviers sur lesquels agir : choix du papier, quantité, format, grammage, fabrication…

L’objectif n’est pas simplement d’obtenir un chiffre, mais de disposer d’un indicateur supplémentaire pour faire des choix plus éclairés.

Et les encres dans tout ça ?

La réflexion ne s’arrête évidemment pas au papier.

Dans notre imprimerie, nous utilisons notamment des encres à base d’huiles végétales pour nos presses offset.

Pour nos impressions numériques, nos toners ont également obtenu un score de 100/100 au test de désencrabilité INGEDE 11. La désencrabilité désigne la capacité à retirer les encres des fibres de papier lors du processus de recyclage, afin de pouvoir réutiliser ces fibres dans la fabrication de nouveaux papiers.

Un aspect parfois invisible sur le produit fini, mais qui a toute son importance lorsqu’on réfléchit à son cycle de vie.

Important : Contrairement à une idée reçue l’encre ne représente qu’une partie infime de l’impact environnemental d’un support print. Les deux tiers provenant de la fabrication du papier en lui-même, d’où l’importance de bien choisir son support.

Une démarche qui concerne toute la chaîne de fabrication

L’éco-conception ne repose pas sur une seule action. Elle s’inscrit dans une démarche globale, de la sélection des matières jusqu’à la fabrication du support. Notre imprimerie s’inscrit dans cette dynamique à travers plusieurs certifications, labels et démarches : ISO 14001, Print Ethic, PEFC, FSC® et Imprim’Vert®.

Ils viennent encadrer et reconnaître différents aspects de notre démarche environnementale et de nos pratiques. Mais au-delà des labels, notre rôle en tant qu’imprimeur est aussi de vous conseiller. Parce qu’un projet éco-conçu commence souvent par une question toute simple :

« Est-ce que j’ai vraiment besoin de ça ? »

D’un grammage aussi important ? De cette finition ? De ce format ? De cette quantité ? De cette matière ?

Alors, pourquoi faire de l’éco-conception ?

Parce qu’elle permet de réduire l’impact environnemental de ses supports de communication tout en conservant leur efficacité.

Et surtout parce qu’éco-concevoir ne signifie pas renoncer à la créativité.

Au contraire : les contraintes peuvent pousser à imaginer différemment un support, à choisir plus intelligemment ses matières, à optimiser sa fabrication et parfois même à trouver des solutions auxquelles on n’aurait pas pensé au départ.

Papier, format, grammage, finitions, quantité, durée de vie… Chaque choix compte.

Alors avant votre prochain projet print, prenez quelques minutes pour vous poser les bonnes questions. Et si vous ne savez pas par où commencer, votre imprimeur est justement là pour vous accompagner.

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